Philippe Lucas

Philippe Lucas
Interview intéressante de Myfreesport :

Vous nous recevez aujourd'hui à Canet. Mais dans six mois, où serez-vous ? à Paris, à Marseille, au Canada ou en Roumanie ? Parce que depuis la fin des Jeux, vous avez animé le mercato nautique...
Philippe Lucas : "Je suis bien à Canet. J'ai tout ce qu'il faut pour entraîner, le cadre est magnifique, le climat extra. On est en train de construire un nouveau bassin couvert de 25 mètres avec 8 lignes d'eau. Si on me donne les moyens financiers pour pouvoir continuer à bien travailler, je n'ai pas de raisons de partir.

La semaine dernière, Octavian Morariu, le président du Comité olympique roumain, a pourtant déclaré que vous alliez rejoindre son pays pour y prendre en charge les nageurs de haut niveau...
Morariu, je l'ai rencontré avant les Jeux. Je suis allé en Roumanie en juillet pour visiter le complexe olympique qu'ils viennent d'ouvrir à 50 km de Bucarest, et qui est destiné à accueillir les nageurs et les athlètes. C'est magnifique... [Son téléphone sonne.] Allo ? Oui Didier. Excusez-moi... [Il s'éloigne et revient cinq minutes plus tard.] Oui, je vous disais que c'est un outil sportif exceptionnel. On n'a pas ça en France.

Donc vous allez partir ?
Il y a un souci, c'est qu'en Roumanie, il n'y a pas de nageurs... Enfin, il y en a une. C'est Camelia Potec, [championne olympique du 200 m nage libre en 2004, ndlr], que j'entraîne déjà ici, au Canet. Bref, il faut repartir de zéro. [Son portable sonne de nouveau.] Oui Didier, ah bon ? Super... OK, Merci. à plus.

Excusez-moi, je ne voudrais pas paraître indiscrète, mais ce Didier, à qui vous parlez au téléphone, est-ce Didier Poulmaire, l'avocat de Laure Manaudou ?
[Il prend un air malicieux.] Oui, oui, c'est lui.

Ah... Et il a l'habitude vous appeler toutes les cinq minutes ?
[Il rigole.] Je travaille avec lui. Il s'occupe beaucoup de moi. C'est un pro. J'ai peut-être un sponsor étranger qui est prêt à investir dans ma structure, ici, à Canet. C'est pour ça qu'il m'appelait.

Cela nous amène directement à l'autre sujet, qui lui aussi, a fait couler beaucoup d'encre ces derniers temps. C'est le feuilleton Manaudou-Lucas. êtes-vous disposé à nous en parler ?
Oui, je n'ai rien à cacher.

Tant mieux, parce qu'on n'y comprend plus grand-chose. Un jour Laure dit qu'elle vous a rencontré. Le lendemain, vous démentez. Le surlendemain c'est vous qui annoncez que vous l'avez vue et elle qui nie tout en bloc...
Je l'ai vue il y a trois semaines, ici, à Canet. Voilà. Didier Poulmaire m'avait dit que ce serait bien que je lui parle, parce qu'elle était un peu perdue. J'ai eu une longue discussion avec elle. Et c'est vrai qu'elle a m'a demandé de... [Il s'interrompt.] Elle voulait que... [Il cherche à nouveau ses mots.] Je lui ai dit que... Euh...

Et bien dites-le ! Elle voulait s'entraîner de nouveau avec vous, c'est ça ?
Oui. Au fil de la conversation elle m'a dit qu'elle voulait nager avec moi. Elle m'a demandé si j'accepterais de l'entraîner. J'ai dit oui. à certaines conditions.

Le 10 septembre, Didier Poulmaire a déclaré à la presse que Laure avait choisi son nouvel entraîneur. Il parlait de vous ?
Le 10 septembre ? Je l'avais rencontré...

Donc c'était vous ?
Il faut le lui demander. Vous savez Didier, il dit des choses sensées. Donc s'il a dit ça, c'est qu'il connaissait le nom de son nouvel entraîneur.

Vous ne répondez pas à ma question...
Oui ! Il y avait des chances que ce soit moi.

Mais ça ne s'est pas fait. Que s'est-il passé ?
Elle voulait aller nager à Marseille et moi je ne voulais pas. Quinze jours après notre rencontre, Laure m'a rappelé. Je crois qu'elle n'était plus trop chaude pour nager avec moi car, entre-temps, elle était allée à Marseille et là-bas, elle s'est fait retourner la cervelle en un rien de temps. à Marseille, il y a deux ou trois personnes que je connais, qui ne sont pas de bons conseils et qui ont dû lui dire : "Non, non, ne retourne pas avec Lucas, ça va être trop dur." Et comme Laure est très influençable...

Mais il y a bien eu un moment où c'était fait : elle revenait.
Non, je n'ai pas dit ça. Elle ne serait jamais revenue à Canet.

Je ne voulais pas dire qu'elle avait décidé de revenir à Canet, mais de revenir avec vous.
Oui, mais moi, je lui avais proposé de partir à Monaco. Elle n'a pas voulu. Elle avait décidé qu'elle voulait aller à Marseille. Et quand Laure a quelque chose dans la tête, personne ne peut la faire changer d'avis.

Tout a donc achoppé à cause d'une question de lieu. C'est du gâchis, non ?
C'est vraiment du gâchis, oui. Mais moi, je ne vais pas aller dans un endroit où je ne veux pas aller et elle non plus.

C'est à celui qui sera le plus têtu ?
Non, je ne suis pas une tête de mule. C'est juste qu'à Marseille, je ne sens pas l'affaire. Et en général, j'ai du pif.

Vous ne le sentez pas ou est-ce que l'on ne veut pas de vous là-bas ?
Ca n'a rien à voir. à Marseille, il n'y a qu'un bassin de 50 mètres et un petit bassin de 25 mètres, dans lesquels il faut caler du water-polo, de la natation haut niveau et des créneaux pour les 4200 membres du club. Comment s'entraîner dans ces conditions? Manaudou, il lui faut deux fois trois heures de bassin par jour et pas avec 10 personnes dans la même ligne d'eau.

En résumé, vous êtes en train de me dire qu'elle part dans un club qui ne lui offre pas des conditions optimales.
Non, je ne dis pas ça... à Marseille, il y a deux bons entraîneurs, Romain Barnier et Emmanuel Poissier, qui font du bon boulot. Mais je trouve juste que matériellement, ce n'est pas l'idéal.

Mais pourquoi ne reprenez-vous pas vos bonnes vieilles méthodes ? Haussez le ton et dites-lui : "Allez, ça suffit, tu reviens maintenant!"
Il y a un moment, il faut que ce soit elle qui fasse la démarche. Qu'elle arrête d'écouter les autres. En plus, je vous dis que je l'ai eue cette discussion.

Une vraie discussion à la Lucas ?
Je lui ai dit des choses vraies. Comme ça. [Il tape violemment du poing sur la table à plusieurs reprises.] Je lui ai dit : "ça, c'est pas bon pour toi, ça, tu ne peux pas le faire !" Après, le fond du problème, c'est de savoir si elle a vraiment envie de s'entraîner, de redevenir la meilleure.

Et à votre avis ?
Là, demain, oui. Vous savez, rejoindre un nouveau club, c'est un peu comme avoir une nouvelle gonzesse. Les deux premiers mois, c'est tout beau tout neuf. Après, c'est plus difficile. Pour les deux d'ailleurs. Mais sur le long terme, je ne suis pas sûr qu'elle ait vraiment cette envie.

Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Je me suis retrouvé à discuter avec elle, alors que ça faisait quinze mois que l'on ne s'était plus parlé. Cette fille, elle a tout gagné. Elle m'a dit qu'elle voulait revenir. Moi je lui ai répondu qu'on pouvait mettre des choses en place. Et ensuite, elle change d'avis. Alors forcément, je me pose des questions. Est-ce qu'elle a envie de nager ? Parce que si elle vient avec moi, elle va nager. Attention ! Moi, je ne l'aurais pas entraînée pour qu'elle fasse deuxième. Mon but était qu'elle soit championne du monde en Italie devant Pellegrini l'été prochain. Et pour ça, il faut bosser. Parce qu'en natation, si tu ne travailles pas, t'éjectes ! On l'a vu cet été à Pékin. Alors peut-être qu'après notre discussion, elle s'est dit qu'elle n'avait pas envie de refaire tout ça. Et si c'est son choix, je le respecte. [Il marque une pause.] Mais c'est vrai qu'on a failli retravailler ensemble.

Vous regrettez que cela ne se soit pas fait ?
Pas du tout.

J'ai du mal à vous croire.
Je vous le jure sur la tête de mes enfants.

Soit... Mais vous vous dites que vous êtes le seul à pouvoir la ramener au sommet.
Premièrement, je la connais mieux que personne. Je sais exactement ce qu'il faut lui faire faire sans perdre de temps pour qu'elle revienne très fort. Ce qui ne sera pas le cas de ses nouveaux entraîneurs. La deuxième chose, c'est que même si je l'aime beaucoup, quand il faut la remettre dans le droit chemin, je le fais. Et ça, il n'y en a pas beaucoup qui en sont capables. La troisième chose c'est que Laure a besoin d'aimer et d'être aimée. Je sais que Laure m'apprécie beaucoup. Et c'est réciproque.

Et à Marseille, vous pensez qu'ils ne seront pas capables de faire tout ça ?
Peut-être qu'ils vont faire du bon boulot. On ne va pas juger avant. Mais ils vont perdre un peu de temps. Et aujourd'hui Laure ne peut plus se le permettre. Et puis, ils n'oseront pas l'engueuler, parce que le club, qui aura lâché beaucoup d'argent pour l'avoir, va avoir très peur de la perdre. Alors que moi, ce n'est pas mon problème. Je m'en fous de toutes ces histoires de contrats. Moi j'entraîne, je ne passe pas mes journées devant un bureau avec une calculette. Quand ça va, je la félicite. Quand ça va ne pas, je lui parle. Et quand ça ne va pas du tout, je peux lui mettre un coup de pied au c...

Si jamais ça ne se passe bien à Marseille, vous lui tendrez à nouveau la main ?
Non.

Question d'orgueil ?
Non, ça n'a rien à voir. C'est juste qu'elle a déjà perdu quinze mois. Et que si elle refait encore une année comme ça, il sera vraiment trop tard pour elle. Vous savez, quand je l'ai vue il y a trois semaines à Canet, je me suis dit quelque chose de terrible. Physiquement, Laure n'est déjà plus une athlète de haut niveau.
# Posté le dimanche 09 novembre 2008 15:38

Benjamin

Benjamin
Sur le tuyau d'évacuation du gymnase, normal...
# Posté le dimanche 09 novembre 2008 15:22

Jeu

Jeu
A qui appartiennent ces chaussures?
# Posté le dimanche 09 novembre 2008 15:15

Présentation nageur==> Manon

Présentation nageur==> Manon
...LE GRAND RETOUR...

Nom: Muller
Prénom: Manon
Surnom: Ptite manon
Catégorie: Cadette 1
Spécialité: le crawl

Particularités: après un an d'arrêt pour blessure elle revient plus forte que jamais ... brillante marathonienne!
# Posté le dimanche 02 novembre 2008 16:38
Modifié le lundi 03 novembre 2008 04:28

Stage Chambéry

Stage Chambéry
Séance d'étirements après une grosse série matinale.
# Posté le jeudi 30 octobre 2008 10:29